Chen fakeNé à Chen Jia Gou (Henan), Chen Fake est communément considéré comme l'un des plus grands experts qu'ait connu le style, et surtout comme le fondateur de la forme Xinjia. C'est lui qui a décidé d'ouvrir l'enseignement du style Chen au public.

Petit-fils du célèbre maître Chen Changxing qui enseigna le Taiji Quan à Yang Luchan (le fondateur du style Yang), Chen Fake était le plus jeune de trois frères. Suite à une épidémie, ses deux aînés perdirent la vie dans leur jeunesse, laissant le benjamin seul héritier potentiel de son père Chen Yangxi, lui aussi grand expert du style Chen, mais aussi de médecine traditionnelle chinoise.

A l'époque, Chen Fake était de santé très fragile et s'intéressait peu aux arts martiaux. Au grand regret des des parents, Il ne s'entraînait pas de manière rigoureuse et rien ne laissait supposer qu'il serait quelques décennies plus tard l'un des plus grands maîtres de l'histoire.
Lorsque pour des raisons professionnelles, son père quitte Chen Jia Gou, Chen Boqu est chargé d'aider la famille de Chen Fake, son cousin. Chen Boqu, faisait l'admiration des pratiquants de Taiji Quan : fort, puissant et doué pour les arts martiaux, il était surnommé le «Taureau».

Blessé dans son amour propre, et voulant surpasser son cousin, l'attitude de Chen Fake vis à vis des arts martiaux changea. Il se mit à s'entraîner de manière intensive, jusqu'à ce qu'il puisse vaincre Chen Boqu trois fois de suite en défi. Lorsqu'on lui demanda son secret, Chen Fake répondit simplement «le travail».

Plusieurs anecdotes sont racontées quant aux exploits de Chen Fake au début du XXe siècle. En 1907 par exemple, il s'imposa relativement facilement lors d'un tournoi d'arts martiaux à Wenxian.

Un seigneur de guerre lui proposa alors de travailler pour lui, et son refus provoqua la colère de ce dernier qui ordonna à un de ses hommes de tuer Chen Fake à l'aide d'une lance. Mais l'expert en style Chen maîtrisa son adversaire sans la moindre peine...

En 1928, Chen Fake fut invité à Pékin pour enseigner son art martial. Pendant 17 jours, il se plia à la tradition et répondit à tous les défis qu'on lui lança... Il resta invaincu face à des experts de styles variés, et mieux encore, ne blessa personne.

En fondant l'Institut Zhongzhou dans la capitale chinoise, et en prenant de nombreux disciples, Chen Fake prend la décision d'enseigner l'art martial de la famille, resté secret jusqu'alors, au public.

Au cours de ses 30 ans d'enseignement à Beijing, il enrichit le style Chen en y ajoutant des spirales, des rotations, et des nouvelles techniques. Alors qu'il arrive à un age avancé, il crée le Xinjia. Se basant sur le Laojia, le Xinjia correspond à un nouvel enchainement du style Chen, avec des mouvements plus courts et rapides, ainsi qu'une grande importance accordée aux torsions et rotations aux niveaux des hanches, épaules et poignets. On y retrouve également de nombreuses techniques de saisies, clés et projections.
Le nom Xinjia fut attribué par les pratiquants de Chen Jia Gou, lorsque le fils de Chen Fake, Chen Zhaokui, alla sur place montrer la nouvelle forme de l'art martial familial.

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